Témoignage de Sabine, de retour du Tchad

sabine et clement tchad 2017

Histoire de temps avec Clément : Un des premiers visages qui me revient immédiatement en pensant au Tchad est celui de Clément, le gardien du LCNDA. Toujours le sourire, toujours un salut. C'est en l'observant et en discutant avec lui que j'ai découvert la notion de « temps africain ». Le temps que l'on passe assis à côté de quelqu'un au cours duquel il ne se passe pas grand-chose, mais il n'en demeure pas vide. Au contraire, il est riche de présence et fait du bien. Il y a aussi les temps d'échanges, de discussion et savoir perdre du temps pour en gagner par la suite. Les quelques mots que Clément m'a appris en gambaye et les conseils qu'il m'a prodigués m'ont été précieux à maintes reprises et m'ont fait gagner beaucoup de temps !

Histoire de bienveillance et de vie avec Alphonsine : S'il y a une personne à laquelle je me raccrochais dans les moments difficiles, c'est Sœur Alphonsine. Il y a des gens comme ça, il suffit de les regarder ou de savoir qu'ils ne sont pas loin pour que la vie soit moins difficile à porter. Sœur Alphonsine est une de ces personnes-là à mes yeux. A travers les petites attentions qu'elle porte quotidiennement à son entourage, à travers sa manière de continuer à sourire, de continuer à avancer même lorsqu'elle est à bout de souffle, à travers ses actes et  ses questions parfois surprenants (!) elle m'a fait me requestionner sur de nombreux points. Mais au-delà de cela sa mission incarne à mes yeux les valeurs du Christ. Merci à toi Alphonsine pour ta bienveillance, ta bonté, ton intelligence, ton humilité et la vie que tu insuffles.

Histoire d'intégration : Quelle fierté que j'ai éprouvée le jour où sœur Laetitia Marie m'a demandé de couper la pastèque pour le repas du midi ! Elle était en retard en cuisine et devait se rendre à la prière du midi. Cela peut paraître très simple comme souvenir mais pour moi c'était un vrai signe de confiance qu'elle me témoignait et une signature d'appartenance à la communauté.

Histoire de noms : Dans la Génèse, Dieu a donné vie en nommant chaque choses au moment de leur création. C'est bien au Tchad que j'ai découvert l'importance du nom. En appelant une personne par son vrai nom, on reconnaît sa véritable identité. Les élèves et les enfants dans la rue ne bronchaient pas lorsque j'écorchais leur prénom ou que je ne m'en rappelais pas mais quelle joie ils affichaient lorsque je les nommais correctement. Je me suis appliquée à essayer de retenir les prénoms des gens que je pouvais rencontrer. Connaître quelqu'un par son nom, c'est le reconnaître, savoir qu'il existe en tant qu'individu. Il en fut de même à mon égard : au début j'étais « une Nassar », rien qu'une Nassar, puis à force de ballades dans le quartier  de « Nassar » je suis devenue « Nadine », pour finalement commencer à redevenir Sabine... !

Histoire de confiance : J'ai fait mes premiers pas d'enseignante au Tchad. Je ne connaissais rien de cette profession et j'ai découvert l'importance d'inspirer confiance aux élèves ainsi qu'à l'équipe d'enseignants. Un grand merci pour la confiance que certaines élèves ont témoigné à mon égard pendant mes cours et lors de temps d'échange plus personnels.

Encore une fois un grand merci pour ces trois mois passés ensemble.

Témoignage de Claire, au Bénin depuis février 2018

WhatsApp Image 2018 03 07 at 10.58.17Tout va bien ici, je m'acclimate ici depuis 2 semaines et apprends énormément de choses sur cette culture qui s'offre à moi. Même si la langue reste un de mes points faibles pour le moment (l'apprentissage du fon est assez complexe).
Les sœurs et les personnes ici ont toutes été très accueillantes et généreuses. J'aime passer du temps au dispensaire, comprendre les choses et pouvoir passer du temps avec les malades.

 

 

 

 

Témoignage de Domitille au Burkina Faso -  été 2017

Domitille BurkinaJe suis partie à l'aventure l'après-midi du premier juillet. Le soir, je me suis retrouvée dans un pays dont les paysages dépassaient mon imaginaire, une terre aride mais très belle. Devant ces premières images, j'ai eu l'impression d'être face à un diamant brut, une beauté brute. Si j'ai pu découvrir Ouagadougou, j'ai surtout pu observer la vie à Bobo-Dioulasso. Une population qui connaît mieux que personne l'économie de la débrouille, qui sait se réjouir de ce que la vie peut offrir au jour le jour. Mais qui cependant reconnaît mal le droit des femmes, et rencontre de réels problèmes écologiques et d'éducation. 

J'y ai vécu chez les soeurs, dans un noviciat. J'ai ainsi pu assister à la naissance et à l'évolution de la foi dans le coeur de jeunes filles, ce qui fut très beau. Et comprendre qu'elle ne se limite pas au ressenti mais demeure surtout un travail au jour le jour sur soi.

Je donnais des cours de français aux novices, six jeunes de 18 à 25 ans assoiffées de connaissances et déterminées comme seules peuvent l'être les personnes qui ne reçoivent que très rarement. J'ai aussi participé à la préparation du camp biblique, dont le thème portait sur Moïse. J'y ai rencontré des jeunes de mon âge déterminés, simples et heureux, et des enfants pour qui ce camp semblait une aventure hors du commun. J'animais un groupe de 28 élèves âgés de 8 ans, heureux de faire du théâtre, des mimes ou encore du dessin. Je sors véritablement transformée de cette belle expérience et espère garder la simplicité et l'optimisme que j'ai appris sur place.

 

Témoignage d'Amaury aux Philippines - été 2017

Amaury PhilippinesIl m'est difficile de résumer deux mois de missions car chaque moment a été incroyable. Néanmoins, je vais en raconter un. Nous étions le 3 août 2017, quelques jours avant mon retour en France. Depuis deux semaines, j'allais tous les jours à l'école Dalipe Daycare où vont les enfants des quartiers voisins, ayant également un accueil spécialisé pour les enfants hyperactifs. Dès mon arrivée dans cette école, ma mission avait pris un autre tournant.

J'ai pris grand plaisir chaque jour à venir leur faire la leçon et m'occuper d'eux. Ces enfants étaient géniaux, toujours souriants et très affectueux. 

Le dernier jour a été très dur, je les revois danser et chanter une dernière fois, je les revois aussi tous me dire au revoir. Ce fut vraiment très difficile de leur faire mes adieux. C'est grâce à eux que chaque jour, quand je suis un peu triste, je revois leurs visages qui me font oublier ma tristesse. Ils me rappellent tellement le bonheur, la joie de vivre.

C'est aussi grâce à eux que j'ai réfléchi à quelque chose. Nous venons de différents endroits, nous parlons deux langues différentes, nous ne nous comprenons pas toujours, mais il y a un signe qui est universel : c'est le sourire. Cette phrase a pris tout son sens là-bas.

 

Témoignage de Marie, AMA au Rwanda - 2017

Marie Rwanda 2017 1Cette année, je suis au Rwanda dans le cadre d'un volontariat avec les Religieuses de l'Assomption. Ma mission est dans l'éducation à différents niveaux. Tout d'abord, j'enseigne le français aux aspirantes et postulantes de la congrégation au Rwanda, cela se fait en cours mais aussi et surtout au fil de la journée au travers de nos activités quotidiennes.

Aussi, je suis professeur de français au sein de l'école secondaire des Religieuses de l'Assomption à Rwaza et j'y enseigne aux élèves de première année (6e). Mais ma mission ne s'arrête pas là, elle ne se trouve pas simplement dans le faire, mais aussi dans "l'être", puisque c'est aussi à travers le simple témoignage de ma présence au quotidien que je suis missionnaire. Au travers d'une visite à une famille, d'une discussion avec une soeur, d'une partie de volley avec les élèves, d'un sourire à une personne du village...

Je vis donc au sein de la communauté des religieuses, avec bien sûr ma place d'AMA. Cette vie au milieu des soeurs est pour moi très enrichissante. A l'Assomption, la communauté est une famille, comme me répètent souvent les soeurs. En effet, à l'autre bout du monde dans ma mission, la communauté est une réelle force au quotidien par leur présence, leur soutien, leur joie de vivre, ou encore leur façon de fêter et rendre grâce propre à la culture, au son des tambours !

"Quiconque aura laissé maison, frères, soeurs, père, mère, enfants et champ à cause de mon nom recevra bien davantage." Mt19,9.

Ce passage de l'Evangile éclaire ce que je vis dans ma mission cette année. Etre au service, ce n'est pas facile tous les jours, et pourtant, grâce à cette vie en communauté qui est porteuse, le résultat est simple : c'est un bel épanouissement ! J'ai aussi appris à "être avec" et à ne pas être sans cesse en recherche d'efficacité, à me réjouir des petites joies du quotidien qui font notre bonheur de chaque jour, à l'école des soeur et notamment des doyennes.

 

 

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