Témoignage de Cécile, entre Espagne et Guatemala - 2017/2018

Cecile Madrid

Après 4 mois à Madrid, Cécile nous livre le témoignage de son adieu aux soeurs avant de partir pour le Guatemala, où elle passera les 6 prochains mois 

Moment émouvant et très fort que celui de mon départ. Sentir que j’ai apporté quelque chose à la communauté, comme elle même, à sa manière, m’a apporté des choses, m’a ouvert les yeux sur des aspects de mon être.
Chacune d’elles a exprimé ce qu’elle ressentait et ce qu’elle avait vécu à mes côtés. Ce fut très touchant car elles ont parlé à coeur ouvert. Cela m’a d’autant plus touchée que c’étaient des soeurs, par qui, d’ordinaire, je reçois plus (enseignement, conseil, etc.) que je ne donne.
Nous avons prié le Seigneur, rendu grâce pour ces mois passés ensemble. Elles m’ont ensuite chacune à leur tour bénie.
Et puis, dernier repas ensemble. Quelques cadeaux, mais aussi et surtout une saveur particulière à chaque geste et chaque parole.
Ce fut un temps béni, heureux et un peu amer à la fois. Un goût de dernière fois. Mais aussi une promesse d’un retour.
Cette relation laïc-religieux a été un point d’heureuse découverte puisque je me suis rendue compte que nous sommes complémentaires et que nous nous aidons mutuellement à construire le royaume de Dieu. Chacun à sa manière d’être aux côtés du Christ et de vivre de Lui. Cette relation d’égal à égal est à mes yeux très importante et à la fois toute nouvelle

Cecile Madrid 3Son témoignage sur l'éducation donnée au collège de l'Assomption à Madrid 

Au Colegio de la Asuncion Cuestablanca, l'éducation du jeune passe par le développement de ses capacités intellectuelles, affectives, spirituelles et sociales pour qu'il puisse être une personne et un citoyen qui agisse dans la société, avec un esprit démocratique et responsable selon les valeurs de l'Evangile. Que l'on soit croyant ou non, l'ouverture à la différence est essentielle. C'est aussi l'internationalité, incarnée par la Congrégation elle-même d'ailleurs, qui est valorisée, notamment à travers l'apprentissage des langues. Bref, une éducation personnelle et proche des jeunes, tournée vers l'autre.

 

Témoignage de Domitille au Burkina Faso -  été 2017

Domitille BurkinaJe suis partie à l'aventure l'après-midi du premier juillet. Le soir, je me suis retrouvée dans un pays dont les paysages dépassaient mon imaginaire, une terre aride mais très belle. Devant ces premières images, j'ai eu l'impression d'être face à un diamant brut, une beauté brute. Si j'ai pu découvrir Ouagadougou, j'ai surtout pu observer la vie à Bobo-Dioulasso. Une population qui connaît mieux que personne l'économie de la débrouille, qui sait se réjouir de ce que la vie peut offrir au jour le jour. Mais qui cependant reconnaît mal le droit des femmes, et rencontre de réels problèmes écologiques et d'éducation. 

J'y ai vécu chez les soeurs, dans un noviciat. J'ai ainsi pu assister à la naissance et à l'évolution de la foi dans le coeur de jeunes filles, ce qui fut très beau. Et comprendre qu'elle ne se limite pas au ressenti mais demeure surtout un travail au jour le jour sur soi.

Je donnais des cours de français aux novices, six jeunes de 18 à 25 ans assoiffées de connaissances et déterminées comme seules peuvent l'être les personnes qui ne reçoivent que très rarement. J'ai aussi participé à la préparation du camp biblique, dont le thème portait sur Moïse. J'y ai rencontré des jeunes de mon âge déterminés, simples et heureux, et des enfants pour qui ce camp semblait une aventure hors du commun. J'animais un groupe de 28 élèves âgés de 8 ans, heureux de faire du théâtre, des mimes ou encore du dessin. Je sors véritablement transformée de cette belle expérience et espère garder la simplicité et l'optimisme que j'ai appris sur place.

 

Témoignage d'Amaury aux Philippines - été 2017

Amaury PhilippinesIl m'est difficile de résumer deux mois de missions car chaque moment a été incroyable. Néanmoins, je vais en raconter un. Nous étions le 3 août 2017, quelques jours avant mon retour en France. Depuis deux semaines, j'allais tous les jours à l'école Dalipe Daycare où vont les enfants des quartiers voisins, ayant également un accueil spécialisé pour les enfants hyperactifs. Dès mon arrivée dans cette école, ma mission avait pris un autre tournant.

J'ai pris grand plaisir chaque jour à venir leur faire la leçon et m'occuper d'eux. Ces enfants étaient géniaux, toujours souriants et très affectueux. 

Le dernier jour a été très dur, je les revois danser et chanter une dernière fois, je les revois aussi tous me dire au revoir. Ce fut vraiment très difficile de leur faire mes adieux. C'est grâce à eux que chaque jour, quand je suis un peu triste, je revois leurs visages qui me font oublier ma tristesse. Ils me rappellent tellement le bonheur, la joie de vivre.

C'est aussi grâce à eux que j'ai réfléchi à quelque chose. Nous venons de différents endroits, nous parlons deux langues différentes, nous ne nous comprenons pas toujours, mais il y a un signe qui est universel : c'est le sourire. Cette phrase a pris tout son sens là-bas.

 

Témoignage de Marie, AMA au Rwanda - 2017

Marie Rwanda 2017 1Cette année, je suis au Rwanda dans le cadre d'un volontariat avec les Religieuses de l'Assomption. Ma mission est dans l'éducation à différents niveaux. Tout d'abord, j'enseigne le français aux aspirantes et postulantes de la congrégation au Rwanda, cela se fait en cours mais aussi et surtout au fil de la journée au travers de nos activités quotidiennes.

Aussi, je suis professeur de français au sein de l'école secondaire des Religieuses de l'Assomption à Rwaza et j'y enseigne aux élèves de première année (6e). Mais ma mission ne s'arrête pas là, elle ne se trouve pas simplement dans le faire, mais aussi dans "l'être", puisque c'est aussi à travers le simple témoignage de ma présence au quotidien que je suis missionnaire. Au travers d'une visite à une famille, d'une discussion avec une soeur, d'une partie de volley avec les élèves, d'un sourire à une personne du village...

Je vis donc au sein de la communauté des religieuses, avec bien sûr ma place d'AMA. Cette vie au milieu des soeurs est pour moi très enrichissante. A l'Assomption, la communauté est une famille, comme me répètent souvent les soeurs. En effet, à l'autre bout du monde dans ma mission, la communauté est une réelle force au quotidien par leur présence, leur soutien, leur joie de vivre, ou encore leur façon de fêter et rendre grâce propre à la culture, au son des tambours !

"Quiconque aura laissé maison, frères, soeurs, père, mère, enfants et champ à cause de mon nom recevra bien davantage." Mt19,9.

Ce passage de l'Evangile éclaire ce que je vis dans ma mission cette année. Etre au service, ce n'est pas facile tous les jours, et pourtant, grâce à cette vie en communauté qui est porteuse, le résultat est simple : c'est un bel épanouissement ! J'ai aussi appris à "être avec" et à ne pas être sans cesse en recherche d'efficacité, à me réjouir des petites joies du quotidien qui font notre bonheur de chaque jour, à l'école des soeur et notamment des doyennes.

 

 

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