Nos gestes écologiques

Cette année, notre principal geste écologique a été la décision d’adhérer à l’AMAP (association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne).

Celle de Bondy s’appelle « Pomme d’Amis », ses locaux sont situés tout près de chez nous, dans une ancienne ferme, le ferme Caillard, dernier témoin du passé villageois de notre ville !

Le principe de l’AMAP

L’AMAP est en lien avec des maraîchers bio situés dans l’Oise.

Les adhésions se font par saison (d’octobre à mars et d’avril à septembre), pour un panier à 8 ou 16 €. La composition du panier est annoncée chaque semaine sur le blog de l’association, elle dépend de la saison et des aléas climatiques.

Nous avons choisi celui à 8 € pour rester dans un budget alimentation raisonnable. La distribution a lieu tous les mercredis soir entre 18h30 et 20h30. En plus du panier, nous pouvons acheter des œufs frais (ce que nous faisons chaque semaine) et passer commande pour de la viande, du pain et autres produits bio.

Bondy ecolo

Pourquoi avons-nous longtemps hésité ?

Nous avons connu l’AMAP lors d’un Forum des Associations en 2013. Le panier était alors à 10 €, ce qui nous semblait trop cher par rapport à la quantité. Depuis, le prix a un peu baissé…

Nous étions un peu gênées à cause des horaires, qui coïncident avec le temps de prière de la communauté (vêpres et messe). Mais on s’est dit que cela ne devait pas être un « obstacle insurmontable » ! A nous de nous organiser… nous avons déplacé notre répétition de chants !

On s’est dit aussi que ça allait remettre un peu en question notre façon de cuisiner, et au-delà, notre rythme de vie ! Acheter des légumes bio, cela demande en effet du temps d’épluchage et de préparation, mais comme dit la pub chez notre voisin d’en face, Monsieur Picard : "Eplucher c’est dépassé !" Il allait donc falloir résister à la tentation du surgelé déjà tout épluché… et prendre le temps ! Cet esprit de "résistance" nous a semblé plutôt séduisant…

Qu’est-ce qui nous a décidées ?

En 2015, nous nous sommes équipées d’un composteur dans le jardin, pour recycler les épluchures et autres déchets végétaux… Il faut donc être cohérentes et nourrir notre composteur (qui lui-même nourrit nos plantations) !

La même année, un nouveau prof de maths arrive dans l’établissement. Il est un membre actif de l’AMAP Pommes d’Amis, et nous explique plus en détail le fonctionnement, réussissant à nous persuader de poser « un acte militant » pour aider les agriculteurs qui ont fait le choix du bio, et privilégier les circuits courts.

2015 c’est aussi la sortie de l’encyclique Laudato Si’…

A la rentrée 2016, nous étions prêtes !

legumes

Qu’en disent les sœurs ?

  • "Manger des légumes bio, c’est bon ! Cela a vraiment un autre goût ! Et aller à l’AMAP, cela nous permet de rencontrer d’autres gens dans un lieu non religieux. C’est une ambiance très sympathique, des liens se créent avec des gens que n’aurions jamais rencontrés. On retrouve aussi des paroissiens, des parents de l’école, et même la maire !"
  • "L’AMAP est comme un bulle d’oxygène dans cette ville de Bondy. C’est un autre monde que l’on ne côtoie pas habituellement. C’est un lieu pour l’humain et la fraternité, où la relation et la convivialité ont beaucoup d’importance. Et puis, j’aime recevoir ces légumes encore pleins de terre : cela nous renvoie à la générosité de la Création, cela me donne de l’admiration pour le métier d’agriculteur, et presque envie de devenir moi-même agricultrice !"
  • "Le principe me plaît, même si je ne peux pas souvent aller à la distribution à cause de mes horaires. En tout cas, pour une communauté religieuse qui veut vivre la proximité, c’est génial ! Cela nous permet de mettre en œuvre concrètement l’appel à vivre l’écologie !"
  • "Utiliser les produits de saison, c’est bien. Bien sûr, pour ça on renonce à choisir ce que l’on va manger, puisqu’on prend ce qui nous est donné par la nature chaque semaine. Les légumes bio se conservent moins longtemps puisqu’ils ne sont pas arrosés de pesticides : cela nous demande de la vigilance pour ne pas laisser perdre…C’est une démarche intéressante !"
  • "Ce n’est pas une démarche de consommateur. Quand on adhère à l’AMAP, il faut aussi dégager du temps pour prendre sa part dans la distribution : aider à décharger les légumes, faire les paniers, les distribuer, nettoyer les locaux…" Catherine
  • "On s’est senties bien accueillies comme communauté religieuse. Notre présence suscite parfois aussi des questionnements, des confidences… toujours dans une atmosphère bienveillante. Maintenant on aimerait bien aller visiter notre maraîcher !" Hélène

Suite à cette "enquête" communautaire, la discussion se poursuit…

L’an dernier nous avions décidé de planter davantage de fleurs dans le jardin pour ne plus acheter chez le fleuriste… Cet hiver, la vague de froid ne nous permet plus de composer de bouquets pour l’oratoire. Que faisons-nous ?

Dans la logique de nos « gestes écologiques » nous décidons là-aussi de prendre ce que la nature nous donne, ou ne nous donne pas ! Et nous n’irons pas chez le fleuriste ! Mais nous continuerons à orner notre oratoire autrement : feuillages, branches, pierres, icônes, bougies, symboles… en attendant le printemps !

Une autre décision prise à la communauté de Bondy : l'achat du lait "au juste prix"

Voir l’interview du créateur du projet, Nicolas Chabanne dans "Le Pèlerin" de 12 janvier dernier ou sur le site internet https://lamarqueduconsommateur.com/produits/lait/

Bondy lait

 

 

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