MME2

 

Le Credo de Marie Eugénie

" - Je crois que notre vie dans ce monde et dans ce temps a un sens précis : contribuer à ce que Dieu notre Père habite en nous et parmi nous dans le cœur de chacun de nous.

- Je crois que Jésus Christ nous a libérés du passé par sa croix. Il nous permet ainsi de travailler librement pour que la Parole de Dieu qu’il nous a apportée soit réalisée là où nous sommes.

- Je ne crois pas ceux qui disent que la terre est un lieu d'exil. Je la regarde au contraire comme un lieu où la gloire de Dieu est rendue possible.

- Je crois que chacun de nous a une mission. A nous de chercher en quoi Dieu peut se servir de nous pour annoncer et incarner son Evangile..

- Je crois que cette mission demande courage et foi. Nos moyens sont pauvres et impuissants. Ce sont les moyens mêmes de Jésus Christ en son temps. Nous savons que chaque succès dans notre mission vient de lui.

- Je crois que notre société peut vraiment être chrétienne, c'est-à-dire un lieu où, quoique invisible, Dieu est présent et sa volonté préférée à la nôtre.

- Toute éducation chrétienne s'enracine et s'oriente ainsi : faire connaître Jésus Christ, libérateur et roi du monde, enseigner que tout lui appartient et que sa grâce nous permet de le recevoir en nous, annoncer qu'il agit en notre coeur pour que le règne de Dieu vienne et que chacun de nous participe à son plan en priant, souffrant, agissant...

- Mon regard est tout entier tourné en direction de Jésus Christ pour faire grandir son Règne dans notre monde." (D’après une lettre adressée au père Lacordaire entre 1841 et 1844 – adaptation contemporaine)

Vitrail 10

 

A propos de l'esprit de l'Assomption

"J'ai désiré avec une ardeur toujours croissante, qu'il plût à Dieu de faire fonder dans son Eglise des ordres (...) pour donner aux jeunes (...) un caractère fort, plus large, plus intelligent, plus chrétien en un sens, et surtout plus noble et plus libre dans un autre sens (...) (Lettre au Père d'Alzon, 5 août 1844)

"L'esprit des enfants de l'Eglise est un esprit de joie" (Antienne de sa fête)

"Ne dire que des choses bonnes et qui fassent du bien... L'influence de Jésus : consoler, être bonne, faire sentir notre Seigneur." (Extrait d'une lettre adressée à Mère Thérèse Emmanuel en 1883)

"Appliquez-vous à ne jamais avoir un souvenir amer, mais ayez un coeur plein de bonté, d'indulgence et de justice bienveillante et charitable." (Instruction du 6 septembre 1891)

"Puisse le Seigneur nous dicter lui-même l'esprit qu'Il veut que nous ayons. Puisse-t-Il faire un jour de notre petite ruche, une maison de paix, de charité, de ferveur." (Lettre à Joséphine de Commarque, 11 janvier 1839)

"Voilà notre Règle : tout quitter, tout perdre, tout sacrifier pour la gloire de Dieu, aller avec joie là où il lui plaît de nous employer, mais sans contrainte de coeur, avec la joyeuse liberté des enfants de Dieu."

vitrail 2

 

Le réconfort de la foi

"Du côté de Dieu et de ce qui le concerne, rien ne peut manquer jamais... On trouvera toujours en Lui une grande plénitude de joie et d'amour et des occasions de rendre grâce pour ainsi dire infinies." (Instruction du 13 août 1891)

"Tâcher de mettre la sainteté dans ma vie par la fidélité à la grâce et une confiance sans bornes à l'amour de Jésus pour moi..." (Notes intimes retraite de janvier 1877, n° 233/01)

"Je ne puis rien vivre à moitié, avec la foi je veux vivre de foi..." (Notes intimes n° 161/06)

"Quand je descends de ma foi aux réalités, je souffre beaucoup : quand je trouve chez les autres si peu d'harmonie entre l'intelligence et le coeur, si peu d'idées puisées dans l'Evangile, tant de respect pour ce que la raison humaine y oppose, tant de confiance dans les moyens de la terre... je suis tentée d'une amère et douloureuse raillerie..."

"L'Esprit lutte avec moi comme un aigle, quelquefois toutes les puissances de mon âme sont bouleversées (...) je me sens brisée, anéantie, palpitante, tremblante comme une feuille ; mais si je m'unis à la volonté de Dieu, si comme sa servante je me mets toute entière à sa disposition avec la volonté de faire ce qu'il voudra (...), aussitôt je retrouve la paix, la prière, tout devient doux, facile, plus rien ne m'effraye." (Notes intimes, n° 154/04)

"Dès que je me remets toute entière entre ses mains, je sens une paix intime, si profonde, si calmante, si douce (...)" (Notes intimes n° 154/01)

"Dieu donne à chaque être les lumières nécessaires à l'accomplissement des devoirs auxquels Il l'appelle - je le crois parce que je l'ai plus d'une fois éprouvé" (Lettre au Père d'Alzon, 19 juillet 1842)

"Quand après la foi, j'ai trouvé l'amour, toutes les choses ont pâli devant moi, j'ai voulu que tout fît silence." (Notes intimes n°161/03)

"Ce don de Dieu qui est au fond de mon coeur, qui agit et se développe dans nos âmes, voilà ce que j'admire, ce que j'aime tant à contempler, ce dont je me réjouis, espérant que je le possède, ou plutôt que j'en suis possédée." (Lettre au Père d'Alzon, 16 septembre 1842)

Tous droits réservés 2013 © Les Religieuses de l'Assomption - Province de France | Webmaster |Mentions Légales | Carte du site