A 22 ans, Marie Eugénie devient fondatrice des Religieuses de l’Assomption, vouées à consacrer toute leur vie et toutes leurs forces à étendre le Règne du Christ en elles-mêmes et dans le monde. En 1839, avec deux autres jeunes femmes, et sous le regard d’une brave bonne qui ne se doute de rien, Mademoiselle Milleret commence une vie communautaire de prière et d’étude dans un appartement de la rue Férou, à l’ombre de St Sulpice à Paris. En 1841, elles ouvreront la première école avec le soutien de Mme de Chateaubriand, Lacordaire, Montalembert et leurs amis. Le bruit court qu’elles ont refusé de beaux mariages et savent parler anglais, qu’il faut être jeune et jolie pour entrer à l’Assomption ! Dans quelques années la communauté comptera seize soeurs de quatre nationalités. Marie Eugénie et les premiers membres de l’Assomption ont la volonté d’unir l’ancien et le neuf : d’unir les anciens trésors de spiritualité et de sagesse de l’Église à une forme de vie religieuse et d’éducation capable de satisfaire aux exigences des esprits modernes. Il s’agit d’assumer les valeurs de son temps et, en même temps, d’inscrire les valeurs évangéliques dans la culture naissante d’une nouvelle ère industrielle et scientifique. La Congrégation développera une spiritualité centrée sur le Christ et l’Incarnation, à la fois profondément contemplative et dévouée à l’action apostolique. Ce sera une vie vécue dans la recherche de Dieu, l’amour et le service des autres. Désormais il y aura un style de vie, une manière d’être, de penser et d’agir qui seront reconnus"de l’Assomption".

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