Un santon pour Elise Rivet

La crèche de la basilique de Fourvière à Lyon, accueille cette année deux nouveaux santons : Saint Pothin et Elise Rivet. Nous ne cessons jamais de découvrir des facettes inspirantes de ceux qui nous ont précédé. C’est ainsi le cas pour nous aujourd’hui avec Elise Rivet.
Née en 1890, elle est entrée à 22 ans dans la congrégation Notre Dame de Compassion* à Lyon. Elle a pris là le nom de sœur Elisabeth de l’Eucharistie. C’est une femme qui s’est donnée sans compter.


Une femme donnée

Elle s’est donnée en tant qu’éducatrice auprès des jeunes filles abandonnées ou « difficiles ». Mais aussi au service de sa Congrégation en assumant la charge de Supérieure Générale à partir de 1933. Elle a participé à la découverte des deux théâtres gallo-romains de Fourvière. Une partie de ces derniers étant situés sur la propriété des sœurs. Comme beaucoup d’autres, elle s’est engagée en 1940 dans la résistance. Arrêtée en 1944, elle a finalement été envoyée dans le camp de concentration de Ravensbrück. Elle a vécu là un peu plus de huit mois. Les femmes qui l’ont connue à ce moment l’ont décrite par la suite comme un être de dévouement et de bonté. Au début de sa vie religieuse, elle avait d’ailleurs choisie cette devise: « La croix au cœur et le sourire aux lèvres ».

Face au mal, la réponse de la fraternité

Geneviève de GAULLE-ANTHONIOZ qui l’a connue au camp de Ravensbrück, témoignait le 6 janvier 1995. « Je pense que la mort de mère Elisabeth** est extrêmement signifiante pour nous tous, chrétiens et non chrétiens, affrontés à un monde où le mal est souvent si connu, si apparent, que nous voyons déchiré par des guerres qui n’en finissent pas, des haines qui semblent durer depuis toujours, un monde qui est affligé par la grande pauvreté dans la plupart des pays et même dans le nôtre. Souvent nous ne pouvons guère répondre que par un don plus profond de nous-mêmes, aux autres si possible et peut être aussi à Dieu, comme l’a fait mère Elisabeth. »


La crèche de Fourvière est ouverte tous les jours de 9h à 18h.

Si vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous le 19 janvier pour la conférence organisée avec le diocèse.


* La Congrégation est aujourd’hui intégrée à la nôtre suite à plusieurs fusions dont celle avec les Augustines de Notre Dame de Paris.

** Elle a pris la place d’une mère de famille choisie pour le convoi vers la chambre à gaz. C’était le 30 mars 1945, un Vendredi Saint.

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